Jacques Charlier – Biennale de Venise

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Jacques Charlier / Making ‘off’ / Un livre de 200 pages pour raconter toute l’histoire de la censure de l’exposition « 100 Sexes d’Artistes », de l’artiste Jacques Charlier, dans le off de la Biennale de Venise.

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Le bateau, « habillé » aux couleurs de Jacques Charlier…

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Livre « Making Off » – Jacques Charlier

Les pages de garde du livre « Making Off » – Jacques Charlier

[ détail

Le DVD accompagnant l’ouvrage…

La censure avait fait beaucoup de bruit… Une lettre ouverte avait même été adressée par Jacques Charlier et Enrico Lunghi, commissaire de l’exposition, à Massimo Cacciari, maire de Venise, dans laquelle les deux signataires tentaient de comprendre ce que la mairie avait voulu signifier en estimant que ces innocentes affiches de sexes d’artistes, pourtant loin d’être pornographiques, porteraient «offense au sens commun de la pudeur » et aux artistes eux-mêmes.

Mais l’affaire a ensuite pris une nouvelle dimension, avec non seulement la publication, par la Communauté française de Belgique, d’un ouvrage relatant toutes les étapes de l’aventure, dont la réalisation fut assurée par Gisèle Simon (graphiste) et l’imprimerie Vervinckt (Liège), mais aussi un communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme, avec cette conclusion d’Agnès Tricoire, avocate et spécialiste de la Propriété intellectuelle: «Comme le voile transparent qui croit cacher le sexe qu’il recouvre, et qui au contraire le révèle en le désignant à la curiosité de l’imagination, montrant au passage l’obsession du juge, la censure de Venise est un masque, mais un masque bien sombre. Une pudeur impudique. Une injustice ».

Depuis, l’expo de Jacques Charlier a été montrée à Anvers, Belgrade, Bergen, Bruxelles, Linz, Luxembourg, Metz, Namur et Sofia.

Jacques Charlier / « Cent sexes d’artistes » censuré à Biennale de Venise

Mardi 19 mai 2009 / rtbf.be

Le peintre et sculpteur liégeois Jacques Charlier, s’est vu refuser de participer à la Biennale de Venise 2009,  avec un projet  érotico/ humoristique intitulé 100 sexes d’artistes Il avait pourtant le soutien  officiel de la Ministre de la Culture de la Communauté française Fadila Laanan. Mais le dynamique directeur du Mudam de Luxembourg, Enrico Lunghi a trouvé la parade. Ils s’en sont expliqués au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Jacques Charlier à la contre-offensive

C’est une histoire de fous et de pudibonderie, digne de la contre Réforme, où les splendides statues des artistes de la Renaissance étaient châtrées de leur sexe au profit de feuilles de vigne. Jacques Charlier, artiste liégeois pluridisciplinaire s’est mis en tête de rendre un hommage humoristique aux artistes du XXe et XXIe siècle en utilisant le thème du phallus (ou du vagin) pour rendre un  hommage humoristique à ses artistes préférés. Epaulé politiquement et financièrement par la Ministre de la Culture de la Communauté française, Fadila Laanan et stratégiquement par Enrico Lunhgi, le directeur du Mudam de Luxembourg, il briguait une place dans le «off» de la Biennale de Venise. Dans une démonstration pleine d’humour Enrico Lunghi a épinglé, hier à Bruxelles les contradictions des organisateurs, le président  de la Biennale Paolo Baratta, nommé par Berlusconi et son directeur, Daniel Birnbaum se rejetant mutuellement la responsabilité du refus, non motivé. Ajoutez le rôle lamentable du maire de Venise, philosophe et politicien progressiste qui ose brandir l’argument du «sens commun et de la pudeur», pour interdire l’affichage, dans sa ville, des œuvres phalliques de Jacques Charlier. Pauvre Biennale, pauvre Venise ! Contre-attaque du stratège Lunghi, sur le thème « Libérer Venise ». Il obtient 240.000 euros de la  ministre Laanan pour louer un bateau qui mouillera entre les Giardini et l’Arsenale, début juin, avec l’expo en miniature et les documents de cette lamentable querelle médiévale.

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