Pôle Européen Culturel

Un livre, nourri d’images davantage que de paroles…

90 jours de conteneurs du Pôle Européen Culturel

Cet album est « la mémoire subjective » de cet événement à triple facettes : une création architecturale, un acte culturel, une aventure humaine.

Un village éphémère, construit à l’aide de 80 conteneurs, gigantesques pièces de Lego, les unes dressées jusqu’à dix mètres de haut, les autres couchées ou empilées…

Un espace constitué de containers de logistique maritime…

Un lieu de défis imaginé par Alain Schmitz…

Une conception d’Olivier Bastin et l’atelier L’Escaut…

Un site jetant des ponts entre le passé et le futur.

Des identités, un espace de vie / Il était une fois le PEC…
Espace architectural et culturel temporaire, constitué de containers de logistique maritime, qui pour la plupart ont sillonné tous les océans du globe, le Pôle Européen Culturel (P.E.C.) a vécu durant trois mois au rythme de «Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007».
Durant l’été 2007, quelque 12 000 visiteurs et 300 artistes se sont côtoyés dans un village artistique éphémère. Un lieu symbolique : au « Pôle européen de Développement», point de convergence économico-géographique des bassins de Longwy, d’Athus et de Rodange, sur trois pays ; au cœur même du site sidérurgique d’Athus fermé juste trente ans plus tôt ; à côté du « Terminal Container », plate-forme multimodale et véritable « port sec » d’Anvers ou Rotterdam. Un lieu de défis aussi. Imaginé par Alain Schmitz, initiateur de projets culturels d’envergure, conçu par Olivier Bastin et l’atelier d’architecture et de scénographie L’Escaut, lauréat d’un concours d’idées, ce projet ambitieux, dont la Province de Luxembourg a été le maître d’ouvrage, a accueilli plus d’une centaine d’activités culturelles permanentes ou temporaires.
Ce P.E.C., c’était donc un village de curiosité(s), construit à l’aide de gigantesques pièces de Lego, les unes dressées jusqu’à dix mètres de haut, les autres couchées ou empilées, un dédale de libre circulation, une salle de 350 places, des lieux d’exposition, de projections de films, de manifestations, de rencontres, de dialogue, de convivialité, autour du thème générique de l’identité culturelle des trois frontières.
Les musiques, le théâtre, la danse, le cirque, le chant, les arts plastiques, de la rue, contemporains… Des conférences, des colloques, des expositions, des animations pour enfants, des concerts, un marché du Livre, la remise des Godefroid, un chapitre de confrérie… Le PEC ? On y a vibré, réfléchi, discuté, parlé identité, mobilité, migrations humaines, reconversion économique, développements artistiques, visions culturelles. On y a repensé le monde, comme on repeint des conteneurs. Pour faire vivre ce site jetant des ponts entre le passé et le futur, entre les frontières, entre les cultures et les générations, il fallait que les contenus interagissent avec les contenants.
(…)
Il y eut surtout des rencontres. Des gens émus, des plus jeunes aux plus âgés. Des expressions de joie ou de révolte, des feux d’artifice ou des clignotants de détresse. Il y eut l’expression sans cesse renouvelée des aventures humaines. Ce livre, nourri d’images davantage que de paroles, n’a d’autre prétention que d’être la mémoire subjective d’un espace architectural, d’un acte fondateur et rassembleur, d’un lieu de cultures, d’identité transfrontalière, de diffusion et d’animation. D’un espace de vie, plus que tout.
Philippe Greisch, Député provincial

(Aubange – Belgique – été 2007)

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